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Combat pacifique
Il me fallut passer par des épreuves de solitude pour aller sonder le tréfonds de mon être. J’y ressentais une souffrance qu’il me fallait évacuer et des démons qu’il s’agissait de combattre. Je fus protégée de ces fantômes par un bouclier aussi puissant que ma foi en l’Amour et en la Destinée puisse me le permettre.
J’implorai Dieu de me donner la faculté de guider les sombres entités qui me visitaient vers sa lumière.
Inlassablement les jours suivaient des nuits d’angoisse destinées à me faire dévier de la voie. Il me fallut alors plonger dans les abysses et y affronter les vapeurs vampiriques, si promptes à vider leur hôte au sens le plus littéral.
Je saisis que même exempt de tout péché physique, l’Homme n’est réceptif au Très Haut que s’il parvient à se débarrasser des non moins réelles présences inférieures de ses cauchemars.
C’était en les privant de leur énergie vitale, mes propres peurs, doutes et peines affectives, que je pouvais me libérer de ces compagnons nocturnes.
Devenus insignifiants, ces incubes et succubes (terme employé par Mario Mercier, chaman occidentale écrivain, peintre et poète) retournaient ainsi au néant.
Car leur existence étant limitée en mon esprit, si je n’y prêtais plus attention, ils disparaissaient.
Et quelle meilleure barrière qu’une coque de lumière autour de soi…
Cette souffrance morale surmontée m’avait fournit une nouvelle clef, destinée à ouvrir une nouvelle porte sur la compréhension de moi-même.
Cela me fut confirmé l’année suivante quand un précieux ami me fit partager un de ses hobbies : l’étude du chamanisme.
Je visionnai alors le documentaire fantastique, D’autres mondes de Jan Kounen, qui se mit en parallèle avec ce que j’avais découvert en moi un an plus tôt.
Ainsi, par les plantes chamaniques, notamment l’Ayahuasca, et ses chants transcendants, le chaman permet à chacun de visiter son intérieur, en ce qu’il a de plus lugubre, de plus chaotique.
Ce n’est qu’après s’être retrouvé nez à nez avec nos pires cauchemars que la voix du guérisseur en dévie notre attention. Dès lors que notre esprit s’en libère, ils s’évanouissent.
Le chaman agit ainsi lors de cérémonies destinées à guérir l’esprit quand il faiblit.
Mais la plante elle-même revêt une entité propre et s’adresse par le biais de métaphores, ce langage universel, à la personne qui l’a respectueusement ingérée.
De même, en sa 85ème pensée, Râmakrishna nous enseigne que : « lorsque l’on démasque Mâyâ, elle s’évanouit ».
Le procédé est le même dans la lutte contre soi-même… Laissons cette volute noire de sombres pensées s’élever loin au-dessus de nous.
Guidée vers la lumière, elle pourra ensuite nous revenir épurée.
Ainsi, de beaucoup de compassion, d’humilité et de tolérance devons nous faire preuve envers nous-mêmes lorsqu’il nous faut nous combattre, accepter d’identifier nos faiblesses et nos peurs.
Même si la vérité fait mal, il s’agit de la regarder en face, pour que s’évanouissent nos démons personnels sous la volonté de notre esprit et du temps qui passe.
De sa chaire, Martin Luther King professait : « Il n’a pas appris la leçon de la vie celui qui ne surmonte pas chaque jour une crainte ».
Message au frère ou à la sœur dont le cœur s’est endurci, les oreilles bouchées et le regard obscurci : ce n’est qu’en annihilant tes propres peurs, doutes et faiblesses que tu seras libéré(e) de tes voiles et des démons qui t’assaillent.
Bien sûr, comme tout un chacun, depuis mon enfance, je suis parfois confrontée à des situations inconfortables, provoquant doutes et incertitudes. C’est alors ma foi en l’avenir, aussi lointain qu’il soit, qui me permet de chasser les tourments de l’existence.
De plus, quand la situation semble si désespérée qu’elle appelle en moi la peur ou le désespoir à apparaître, j’implore le Seigneur de me protéger, tout comme le font la majeure partie des êtres humains.
Je peux alors endurer longtemps les incommodités de cette existence. Car pour qu’il puisse m’aider, je dois aller à lui. L'apaisement est toujours là. Les souffrances ne disparaissent pas, mais elles sont acceptées et les choses finissent par s'arranger d'elles -mêmes.
Ainsi, à chaque fois que tout semblait perdu, il se trouvait toujours une aide en retour ! Du grand navire, on m’a toujours jeté une bouée alors que j’allais me noyer.
Lorsque, lors d’une nuit enneigée, seule avec mon nourrisson, je ne savais où dormir, une grand-mère me recueillit et m’hébergea plus d’une année.
Elle se révéla être une amie exceptionnelle de par sa bonté, son intelligence, sa culture, son courage physique et moral et son ouverture d’esprit. Dans la détresse absolue m’apparût un ange.
Et que dire de cette autre fois où, croulant sous les dettes de mon ex-mari, je n’avais plus un sou pour nous nourrir, mon fils et moi...
Le lendemain de mes supplications, je recevais une grosse somme d’argent inespérée me sauvant in-extrémis.
Et que dire de l’immense réconfort que m’offre le spectacle constamment changeant de la Nature...
Plus d’une fois l’émerveillement su chasser la mélancolie, me plaçant à l’abri de la dépression au plus fort des épreuves.
Et que dire de ces petits signes continus comme par exemple un bled ouvert à la bonne page, le regard posé en premier sur le bon verbe, conjugué au bon temps, à la bonne personne…
Ce genre de choses synchrones arrive fréquemment, et surement pas qu’à moi…
Alors, parallèlement à ces joies intimes, il faut traverser les épreuves. Quand je vaincs une souffrance, je dois en combattre une nouvelle.
Mais tel est le lot de chacun d’entre nous.
Ainsi va la vie, chacun a sa croix à porter.
Peut-être s’agit-il d’une stratégie démoniaque ayant pour but de nous faire dévier.
Mais quant à moi, qu’il n’y songe pas, le seigneur du monde actuel, il gaspille son énergie inutilement car quoi qu’il arrive, il fut décidé en haut lieu et d’un commun accord, que je survivrai à la noyade, vivant avec encore plus d’emphase le souffle retrouvé.
L’enseignement de Râmakrishna m’offre alors un superbe écho en sa 923ème pensée : « L’homme qui se noie lutte ardemment pour retrouver sa respiration ; c’est ainsi que votre cœur doit rechercher Dieu avant que vous puissiez le trouver ».
Quoi qu’il arrive, je ne dévie pas d’un iota quant à mes convictions, Job étant un exemple de détermination au même titre que Jésus ou Gandhi.
Si je longe constamment le précipice, il n’en demeure pas moins que je désire gravir la montagne.
Mon chemin est tout tracé car j’ai l’intime conviction que Dieu m’a entendue et écoutée par les multiples aides, extérieures et intérieures que j’ai reçues.
Extérieures, par les individus qui m’ont tendu la main ou par des retournements de situations désespérées.
Intérieures par un apaisement de l’esprit, une force bouillonnant à grands flots, un roc émergent de la mer déchaînée.
Et j'ai aussi la certitude que je ne suis pas seule dans ce cas, qu'en réalité nous sommes de plus en plus nombreux mais encore isolés les uns des autres.
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Mais après tout, si les douleurs appartiennent à ce monde, cela peut aussi bien être dans le plan du Très-haut, sans notion de mal ou de bien mais parce qu’il nous faut passer par là selon la loi de la purification du karma. Tout comme l’acier de l’épée est purifié par le feu…
Et là encore, la grâce divine opère car j’ai trouvé la confirmation à cette pensée en la 590ème pensée de Râmakrishna : « Il faut chauffer le fer plusieurs fois et le marteler longtemps avant qu’il puisse devenir de l’acier trempé. Et alors seulement on peut le façonner comme on veut et en faire une épée tranchante.
De même, un homme doit passer plusieurs fois par la fournaise des tribulations, il doit être frappé par les persécutions du monde avant de devenir humble et pur et capable d’entrer dans la présence de Dieu ».
Voici qu’à nouveau, un parallèle se présente à mon esprit entre une pratique humaine pouvant en réalité refléter l’engagement que je témoigne au Très-Haut.
Il s’agit de la cérémonie moyenâgeuse de l’adoubement.
Ainsi, lorsqu’un chevalier prête serment de fidélité à son roi, celui-ci lui remet ses armes (bouclier, épée, heaume, éperons).
Ainsi, en me montrant loyal au Très-Haut, ai-je reçu son aide comme autant d’armes pour mener le Bon Combat, comme l’a nommé Paulo Coelho dans Le pèlerin de Compostelle.
Cependant, c’est sur le champ de bataille que se mesurent le courage et la sincérité dans le serment prêté.
Martin Luther King précise qu’« un homme ne se mesure pas à la place qu’il occupe aux moments de conforts et de commodité mais à celle qu’il occupe aux temps de l’épreuve et de l’adversité ».
S’explique alors la montée en puissance des malheurs, tentations et autres détournements sournois qui surviennent dès lors que je clame haut et fort mes convictions.
Teste-t-on en haut-lieu ma vaillance et la constance de mon engagement ?
S’explique aussi alors toute cette vie si étrange dès ma venue ici-bas car mon cœur et mon âme ont revendiqué la lumière et qu’ils ne l’ont pas oublié.
Mais si j’ai de quoi vous écrire un roman, les malheurs rencontrés sont aussi grands que les soucis sont petits tant qu'il ne s'agit pas de peine de cœur...
Sur le champ de bataille, les balles de l'ego sifflent à mes oreilles mais ne m’atteignent pas.
Les seuls coups portés sont ceux de l'amour non partagé. Mais grâce à Dieu, je tiens bon la barre.
Or, si la tempête fait rage et ne cesse de se déchaîner pour mon petit radeau, il en est surtout ainsi et bien plus pour combien d’autres milliers ?
Nos petits vaisseaux de paille, aussi étroits que nos limites corporelles le resteront tant que nous nous y limiterons.
Les moines bouddhistes nous enseignent comment transmuer ces embarcations de fortune en de magnifiques voiliers : la clef est dans le dépassement de cette enveloppe charnelle, par l’étude des trois enveloppes qui nous constituent (physique, astrale et causale) et de notre aura.
Khalil Gibran l’a bien compris quand il dit : « Dieu vous a doté d’un esprit ailé afin que vous puissiez vous élancer dans le vaste firmament de l’Amour et de la Liberté.
Aussi, n’est-il pas dommage que de vos propres mains, vous coupiez vos ailes et souffriez que votre âme rampe sur la terre comme un insecte ».
Hélas, nous courons chaque jour après les minutes. Babylone est sans cesse en mouvement et nous remplit sans cesse l’esprit alors que cette initiation astrale demande du temps, du recueillement et la nécessité de faire le vide en soi.
Cependant, nous sommes tous de petits fantassins de lumière en puissance, qu’elle soit encore cachée ou rayonnante.
Dans cette Grande Armée Pacifique, je veux encourager chaque soldat à tenir bon la position de l’Amour et à avancer sur les ténèbres de l’illusion Maya.
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D’autre part, étant une dé-consommatrice, je ne souffre pas personnellement du manque matériel, mais ma tâche est de subvenir aux besoins vitaux, primaires (l’alimentation, l’habillement, le logis) et secondaires (le sport, la littérature, la musique…) de mon enfant pour mener à bien mon devoir éducatif. Cela nécessite un minimum d’aisance matérielle.
Il est vrai que pour les ascètes, il est plus facile de traverser ces temps de misère. Ainsi, sans besoins superflus, la souffrance est moindre.
Mais aux frères et sœurs brûlés par cette course effrénée, j’implore de se retourner vers l’authenticité et de ne pas regarder en arrière.
A ceux qui en ont les moyens et qui se gavent de vide doré sans en être plus heureux.
A ceux qui n’en ont pas et qui sont matraqués en permanence par cette société de consommation, destructrice et carnassière pour qui ne la contente pas.
Il est grand temps d’abandonner le superflu, la Santé Universelle en dépend : celle de notre planète, de notre société et la santé mentale de chaque individu.
N’oublions pas que c’est nus que nous arriverons au Créateur.
Puissions-nous au moins manger à notre faim, élever nos enfants et honorer nos traites ici-bas. Puissions-nous trouver de l’aide quand rien ne va plus et ne pas faiblir en nos convictions et notre foi quoi qu’il arrive.
Ainsi pour être un guerrier pacifique, il faut s’armer de patience et de courage. Mais sans amour, cela n’est rien.
Il nous faut d’abord surtout ressentir de l’amour pour le Très Haut car puisqu’il est partout, c’est alors tout que nous devons aimer.
Selon Paulo Coelho, il s’agit de l’Amour Total appelé Agapè par le peuple grec. Il contient Philos, l’amour de la connaissance et Eros, l’amour conjugal.
Ainsi, lorsque nous sommes remplis d’Agapè, nous réussissons dans tous les domaines. Si nous nous arrêtons à Éros, nous négligeons Philos, et vis et versa.
Râmakrishna précise en sa 17ème pensée : « Si vous connaissez l’Unique, vous pouvez tout connaître. Les zéros que l’on pose après le nombre 1 deviennent des centaines de mille. Mais si vous effacez ce chiffre 1, il ne restera rien. La multitude n’a de valeur que par cet Unique. D’abord Dieu et ensuite le monde et les êtres individuels ».
En aimant sincèrement, on accède à l’empathie, la capacité de ressentir ce que peut ressentir l’autre. N’est-ce pas la meilleure façon d’apprendre à le connaître ?
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J’affirme que chacun de nous peut rejoindre les rangs de cette Grande Armée Pacifique en toute intimité, sans avoir à le proclamer haut et fort, sans rites préétablis, sans temple à part son propre corps, sans signes extérieurs d’appartenance si ce ne sont les habitudes trahissant une profonde humanité, une consommation de faible à modérée, la plus naturelle possible, si ce n’est l’amour de son prochain par un souci permanent d’égayer le monde alentours.
Bien que pacifique, je suis effectivement guerrière, issue d’une armée avec ses différentes élites. Si la base, « l’infanterie » si je puis dire, s’engage à imprégner son quotidien de droiture et de compassion, d’autres, plus hardis ou moins enchaînés par la vie, « l’aéronavale », oseront proclamer haut et fort leurs convictions.
Il s’agit des artistes, des philosophes, des scientifiques, des hommes politiques et des religieux parvenus à dominer l’appât du gain et du pouvoir.
J’en deviens même kamikaze lorsque j’aiguise à la fois l’épée du scientifique borné à ses cinq sens et celle de la chrétienté ventripotente et moribonde. Mais les affirmations qui vont suivre font aussi partie intégrante de mon Bon Combat…
On peut lire dans la Bible, Marc, chapitre 12, verset 10 :
« La pierre qu’avaient rejetée les bâtisseurs,
C’est elle qui est devenue tête d’angle. »
Ainsi, cette pierre, selon la plupart des interprétations, c’est Jésus lui-même. Mais je pousse plus loin cette parabole.
Je pense que cette pierre, c’est aussi la réincarnation, rejetée par les papes au cours des siècles et des diverses manipulations des textes sacrés alors quelle est mue par le souffle divin et tourne éternellement comme les ailes d’un moulin poussées par le vent.
Il arrivera que cette conception, rappelée constamment par nos frères tibétains, retrouve sa grandeur d’antan et qu’ils se mêlent alors intimement et infiniment au christianisme.
Puissent toutes les religions se fondre en Une en Le Créateur.
Toujours dans Marc, chapitre 12, verset 11 :
« C’est du Seigneur que cela est venu,
Et c’est merveille à nos yeux ! »
Mais je vous invite à lire tout ce chapitre pour mieux comprendre ce qui va suivre.
Merveilleux, incroyable, impensable pour qui a appris que « les morts ne savent pas ».
Peut-être qu’en réalité, ils ne savent pas la prochaine étape car elle est décidée en fonction de la somme de leurs actions bonnes et mauvaises, de leurs épreuves, du moindre cheveu tombé de leur tête.
Seul le Seigneur a une telle mémoire !
Peut-être aussi que les hommes n’ont accès à de telles connaissances qu’à partir du moment où ils sont placés devant leur Livre de Vie, après avoir traversé toutes les étapes nécessaires à leur mort, comme auparavant ils avaient dû traverser toutes les étapes nécessaires à leur vie.
Peut-être encore, dit-on que les morts ne savent pas parce que dès lors qu’ils redescendent dans un nouveau corps, ils oublient le Livre de leur précédente vie, présenté avant leur nouvelle orientation sur cette Terre.
Lobsang Rampa, initié très jeune dans une lamaserie tibétaine, écrit dans Les clés du nirvâna, qu’au moment même où nous accédons à ce fameux Livre, nous devenons nos propres juges, les plus sévères de tout le Panthéon quant à nos actes passés et que c’est le seul moment où nous pourrions dire que l’enfer existe.
Car, à ce moment précis, si nous revivons nos joies et nos peines, nous ressentons aussi les joies et les peines que nous avons provoquées autour de nous. J’espère simplement que nous ressentions aussi la souffrance de la faune et de la flore si nous ne l’avons pas respectée.
Paraît-il même que nous choisissons notre nouvelle vie en fonction de ce que nous avons à améliorer en nous. Par exemple, si nous avons gonflé notre orgueil en étant adulée, peut-être pourrions-nous choisir d’être mal aimés dans la prochaine vie…
J’imagine aussi que cela fonctionne de la même façon qu’ internet, l’éther étant une immense toile. Nous pouvons y retrouver les parents dont nous avons besoin lors de notre prochaine vie, sans notions humaines de bons ou de mauvais mais pour purifier notre karma. C’est de ce karma que sont issus les mots-clés qui nous permettent de lancer la recherche et d’accéder au meilleur profil.
Je m’appuie également sur les Psaumes, chapitre 138, verset 16 :
« Mes jours étaient formés avant que pas un n’eût paru. »
Il fallut bien que mon âme précède son arrivée sur terre pour que lui soient comptés ses bonus et malus en vue d’un nouveau contrat !
Je m’appuie sur toi, ö Bible, dans la Genèse, chapitre 35, verset 18 :
« Son âme s’exhalait – car elle se mourrait. »
Ainsi, de tout mourant s’échappe le souffle vital. L’âme sort du corps et retourne à nouveau vers le Très Haut. En inversant notre état, de l’être au non-être, nous sommes soumis à une gravité inversée.
Ramakrishna rejoint tous ces versets par sa 42ème pensée : « Comme le serpent est distinct de sa peau et peut s’en dépouiller, ainsi l’âme est distincte du corps ».
Je m’appuie également sur la récente et très controversée trouvaille du tombeau de Jésus.
Enfin la preuve scientifique qui démontre que son corps physique est bien retourné à la poussière ici-bas. Enfin des arguments cartésiens à l’appui de ma croyance !
L’archéologie a mes faveurs en termes de recherche objective par rapport à la théologie que je respecte pourtant profondément.
Mais, en effet, celle-ci n’approfondit que des textes écrits par des mains d’hommes, relatant pour la plupart du temps des faits dont ils n’ont pas été directement témoins.
Et c’est la papauté toute puissante qui dès le début a choisi les différents livres qui constituent la Bible. Lorsqu’ils possédaient un haut pouvoir libérateur, ils furent écartés.
Je pense tout particulièrement aux évangiles apocryphes de Juda et de Marie-Madeleine (ou Marie de Magdala) qui nous parviennent seulement aujourd’hui. Ainsi, même si le pouvoir en place les aurait découverts depuis longtemps, il lui aurait fallu taire certaines vérités pouvant ébranler sa puissance car le géant a des pieds d’argile...
D’ailleurs, comment Jésus, voulant plus que tout nous montrer le chemin depuis le départ et ainsi être un homme jusque dans sa mortalité aurait-il pu ensuite changer d’avis ?
Ainsi, s’il est apparu à ses disciples peu de temps après sa mort, son corps si physique et palpable était en réalité tissé d’atomes cosmiques (pour une meilleure compréhension de ce phénomène, je recommande à tous l’excellent ouvrage de Paramahansa Yogananda, intitulé : Autobiographie d’un Yogi).
Sa résurrection fut effective, il revint pour consolider notre foi mais nous ne comprîmes pas que nous retrouverions ce corps non pas sur cette terre mais sur un autre plan.
Ainsi, le jour où nous quitterons ce plan terrestre après notre mort, nous nous retrouverons dans le plan astral portés par un corps de la même apparence que celui revêtu lors de la dernière vie vécue mais qui est en réalité notre deuxième enveloppe, l’enveloppe astrale.
Et ceux d’entre nous libérés enfin de leurs illusions et de leurs désirs inassouvis n’auront plus besoin de se réincarner à nouveau sur terre mais pourront accéder au troisième plan, le plan causal en conservant la même apparence car l’aspect de l’enveloppe causale est identique à la première, tous comme une goutte d’eau propage sur le lac une onde de plus en plus grande mais aussi sphérique que la première.
Mais la Grande Église n’a pas expliqué ceci, elle a mis en avant le retour d’un corps charnel , enchainant ainsi les hommes à leur première enveloppe, la plus influençable...
Comme celle-ci est le terrain fertile aux déviances, les hommes religieux eux-mêmes n’y échappèrent pas. Ils furent rattrapés au fil des siècles par les injustices qu’ils commirent et finalement perdirent leur crédibilité.
Ainsi, aujourd’hui, les églises sont vides, qui plus est fermées à double tour. Quand mon fils, qui aime à les visiter, me demande la raison à cet empêchement, je lui réponds que ce n’est pas la volonté de Dieu mais des hommes et que Notre Père en est peiné.
Et dire qu’au temps de mon enfance, elles étaient encore accessibles…
La médiatisation à outrance de la réunion annuelle des jeunes chrétiens, ce grand show à l’américaine, ne peut effacer en moi l’évidence d’un christianisme à l’agonie, déchiré de l’intérieur entre catholiques et protestants et rejetant quiconque ne veut se défaire de ses propres convictions, c’est-à-dire le reste du monde.
Ici, vient naturellement prendre place un passage de La Divine comédie, Le Purgatoire de Dante : « O chrétiens orgueilleux, pauvres infortunés, qui êtes privés de la vue de l’esprit, et vous fiez à marcher à reculons, ne voyez-vous pas que nous sommes des vers nés pour former l’angélique papillon qui vole sans écrans vers la justice ? ».
Si cette conception est dérangeante pour la multitude catholique, si attachée au retour du Christ ressuscité et à la résurrection des morts ici-bas, je m’appuie sur la conduite de Jésus qui lui-même, à son époque, bouleversait les rites établis avec la bénédiction de Notre-Père.
En effet, en opérant des miracles y compris les jours de sabbat (jour de repos obligatoire), il se montra rebelle au pouvoir en place au point de se mettre en réel danger et finit pour cette raison sur la croix.
Martin Luther King est son digne héritier quand il nous éclaire sur la conduite à tenir en cette parole : « Nous sommes appelés à être des hommes de conviction et non de conformisme ; de noblesse morale et non de respectabilité sociale ».
Si l’on comparait les hommes au peuple des fourmis, le nombre d’entre eux n’ayant pas peur de changer les choses serait proportionnel aux nombres de leurs reines…
Ainsi, je combats également la pruderie excessive des dévots zélés car c’est une parfaite mascarade. Le catholicisme a froid aux pieds tandis que le saphir oriental rayonne au chant du Kâma-Sûtra.
Seul celui qui veut se diriger vers un complet renoncement peu suivre cette voie solitaire. Elle le mènera à Dieu, assurément, mais ce ne peut être le lot du commun des mortels. Il nous faut perpétuer l’espèce !
Et, Dieu m’est témoin qu’en tant qu’Amour Total, il englobe aussi Éros, l’amour physique. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que nous avons été crées sexués.
Ainsi, dès le deuxième chapitre de la genèse, on peut lire « soyez fécond, multipliez-vous ».
Dieu aime l’amour !
Et cet amour, aussi fécond que tabou, ne cesse d’être mentionné à maints passages de la Bible repérés par le site atoi2 voir. com que je vous révèle à présent :
« Jouis de la femme de ta jeunesse, biche amoureuse et gracieuse gazelle. Que ses seins te comblent en tout temps. Enivre-toi toujours de son amour. Pourquoi t’enivrerais-tu, mon fils, d’une dévergondée et embrasserais-tu le sein d’une étrangère ? » (Livre des Proverbes ch.5 v.18-20)
- « Si un homme est nouvellement marié, il ne partira pas à l’armée ; on ne viendra chez lui pour aucune affaire ; il sera exempté de tout pour être à la maison pendant un an et il fera la joie de la femme qu’il a épousée » (Deutéronome ch.24 v.5).
« Qu’il me baise des baisers de sa bouche, car ses caresses sont meilleures que du vin… que sa main gauche (de mon bien-aimé) soit sous ma tête et que sa droite m’embrasse (ou m’enlace, me caresse) … » (Cantique des cantiques)
- « ne vous refusez pas l’un à l’autre (mari et femme), sauf d’un commun accord et temporairement, afin de vous consacrer à la prière » (Première Épître de St Paul aux Corinthiens ch.7 v.5).
La pureté d’une relation conjugale établie dans l’amour et le respect engage l’être tout entier et n’a rien à voir avec la débauche, la fornication ou l’adultère.
Ainsi, le plaisir, contrairement à ce qui nous est inculqué depuis des temps ancestraux, n’est pas un péché.
Ici encore, je rejoins Jésus dans son bouleversement des choses établies.
Puisqu’il est un modèle parfait, c’est sans peur que je marche à sa suite, en balayant d’un revers de la main des conceptions imposées depuis bien longtemps par quelques papes parmi d’autres. Certes, en claironnant si fort au sujet du Vatican, je risque de déplaire à mon tour au pouvoir en place.
Mais si telle est sa volonté, je n’ai qu’à m’incliner. Je ne peux faire que ce je suis venue faire ici-bas : dire ce que j’ai à dire.
De plus, je suis convaincue que cette mascarade frigido-papale est une des raisons pour laquelle les églises sont vides. Le peuple mis mille ans à s’émanciper et à atteindre une nouvelle façon de pensée, libérée des carcans imposés.
Seulement voilà, notre principale problème maintenant est de tenir debout sans tuteur, de ne pas être soumis au pouvoir du sexe mais de nous en servir comme d’un moyen pour atteindre la divinité en nous. Il ne peut alors qu’être pur.
De plus,j'ai rencontré il y a peu une personne retraitée se vouant avec amour à sa tâche pieuse, en tant que bénévole à l' Ordre de Malte mais hélas encore endormi dans le silence fait à l'évidence.
Alors qu'il défendait cœur et âme son sinistre pape, je ne cessais d'entendre ses propos pour conforter en moi cette idée : les évangélistes attendent la prophétie du mauvais pape, le pape orgueilleux, l'auto-proclamé.
Ce qu'ils n'ont pas compris, c'est que les temps sont venus, qu'ils l'ont sous les yeux, celui qui finit par faire haïr notre sainte mère Église.
Le pape crache sur Jésus qui incarne, entre autre, le bon sens et l'amour du prochain.
En effet, Benoit XVI vient de sacrifier des millions de vies africaines en discréditant le port du préservatif. Le monde entier se révolte contre cette déclaration scandaleuse.
Le voici l'orgueilleux, ancien de la jeunesse hitlérienne de surcroît.
Alors j'appelle tout les retraités, servant l' Ordre de Malte à venir rejoindre la Grande Armée Pacifique, du moins, ceux qui ont saisi que l'apocalypse a commencé et qu'ils servent en réalité un dangereux criminel car je taxe sa déclaration de crime contre l'humanité.
De plus, au sein de cet Ordre si puissant, puisque directement affilié au Vatican, se trouve une concentration d'anciens combattants, parfaitement organisés, à la façon militaire.
Ainsi, j'appelle toutes ces forces à servir Dieu en réalité, au nom de Jésus, notre sauveur et plus au nom d'un Vatican putride et carnassier.
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D’autre part, je ne peux renier cette conception du monde en superposition et enchevêtrement de plusieurs mondes du plus au moins dense, du minéral à l’éther reliant les 4 éléments, avec une conscience reliant le tout et animant le tout de consciences.
Ainsi, je pense que notre âme ne meure pas mais visite ces différentes strates, sortes de sphères imbriquées les unes dans les autres comme les poupées russes de mon enfance, telles les différentes épaisseurs d’un oignon ou d’un bulbe de tulipe…
Mais cette comparaison est tout de suite limitée par la consistance de la matière qui nous vient à l’esprit car, en réalité, elle n’est pas homogène.
Elle diffère en chaque enveloppe par des vibrations plus ou moins cadencées qui forment une fréquence particulière, que je rapproche à ce que les scientifiques ont appelé « cordes » mais qui ne se limitent certainement pas au monde matériel et palpable où ils les ont découvertes.
Ces « cordes » ont récemment été observées par des instruments scientifiques bien plus puissants que les précédents, dépassant de loin par leur analyse de la petitesse le stade de l’atome, de la molécule, de l’ion.
Ils observaient alors des sortes de fils ne cessant de vibrer entre les éléments déjà connus.
Quelle joie de retrouver dans la science des preuves matérielles à ce qui peut passer pour une simple croyance mystique !
Et l’étude de ses vibrations nous offre un champ de recherche infini !
Ainsi, le transfert des connaissances des cordes en « méga-cordes » réconcilie enfin la relativité générale d'Einstein (ce grand quadrillage sur lequel repose la matière dense de notre système solaire) avec la physique quantique, cet infiniment petit.
Et c'est encore l'étude du chamanisme qui m'a permis de prendre conscience du pourquoi du chaos de la physique quantique.
Ainsi, le macroscopique nous parait stable, immuable, presque fixe.
Le microscopique nous parait instable.
Mais tout n’est qu’ illusion en fonction de notre regard porté sur les choses.
Dieu aussi s’il nous regarde de son regard si haut, doit nous percevoir comme une masse infiniment grouillante.
Tandis que les microbes sur notre peau doivent nous appréhender comme masse inerte, infinie.
Il y a peu, au jeune festival d'art visionnaire appelé Chimeria (www.chimeria.org), j' eu la chance de rencontrer un documentariste appelé Trya sur myspace.
Ainsi, j'ai pu visionner son film Soa, suite de visions sur chants chamaniques.
En réalité, pour comprendre un tel film, il faut d'abord changer son regard, essayer de capter le sens sous-jaccent.
C'est transcendantal.
Encore faut-il être en quête de vision, non pas pour délirer vulgairement mais pour tenter de comprendre des messages cryptés par les entités à l'œuvre.
Ainsi, en regardant ce film me sont venues des analogies avec les sciences.
Le film Soa, à la dixième minutes (et 43 secondes) présente un cercle tournant sur lui même dans toutes les directions et laissant apparaître en toile de fond un quadrillage infini...
C'est là que tout s'est mis en place dans ma tête, les fameux morceaux du puzzle...
Cette roue oscillant de toutes les façons possibles et s'ouvrant sur un univers quadrillé unifie la théorie de la gravitation avec les autres interactions fondamentales de la matière.
C'est exactement la même image qui est utilisée par les scientifiques !
L'univers quadrillé, c'est justement celui qui fut définit par Albert Einstein.
La roue, c'est justement cette méga corde tournant sur elle-même et placée a l'intersection des mailles de ce grand tissu cosmique.
C'est le circuit d'énergie qui temporise les mouvements chaotiques de l'infini petit (à un
niveau quantique), perçu comme un chaos permanent où la loi des probabilités n'a plus cours, pour les unir à la quiétude de l' infiniment grand dont dépendent les planètes pour ne pas dériver
dans l'espace infini.
Ainsi, cette méga corde est pour moi tel l'éther, transportant les principes et messages unificateurs, créant des liens entre les opposés, entre le micro et le macro, le céleste et le terrestre,
le dense et le léger, le mobile et l'immobile, en un mot : le Tao.
Car tout est lié, tout est en réseau.
Et aujourd'hui même, je trouve encore des morceaux manquants en lisant le chapitre intitulé : « La toile de fond du chamanisme », extrait du livre : Les plantes psychotropes et la conscience de Romuald Leterrier (www.ethno-botanic.com).
Il y décrit les représentations rupestres des Aborigènes d'Australie dont le graphisme associe un univers quadrillé avec à chaque intersection une sphère...
Les aborigènes appelant cette réalité complexe Wunam expliquent que c'est en fait le réseau qui relie tout.
Je ne peux faire autrement ici que recopier un passage, la parole même des aborigènes recueillie en cet ouvrage :
« Le pays, c'est comme un canevas, tout est relié. Le Wunam recouvre tout le terrain, il est en toi comme dans moi.
Le Wunam, c'est le réseau couvrant tout le pays. Les essences des êtres et les esprits comme nos médicine man circulent par le Wunam.
Tout est en lui, il est très vieux, il est la première des choses ».
Et Romuald Leterrier de parler encore des : « Shuar (Jivaros) de l'Amazonie équatorienne où l'on retrouve cette même structure en réseau de façon encore plus flagrante.
Pour le chaman Shuar, les dards tsentsaks (ses pouvoirs) le relient à une vaste toile, comparée souvent à une toile d'araignée, par laquelle il se connecte à l'autre réalité de la sphère hallucinogène, appellée connaissance akashique.
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